Conseil en Investissement Solaire

Lettre trimestrielle
Analyse trimestrielle 1er trimestre 2010
Le solaire photovoltaïque et l’environnement.
Face à l’accélération récente du développement de l’énergie solaire et des parcs photovoltaïques en France, certains investisseurs se demandent à juste titre s’il n’y a pas des risques de recours de la part d’associations ou de groupements écologiques locaux en ce qui concerne l’impact sur le paysage et sur l’usage des sols.
En effet, autant les panneaux photovoltaïques installés sur les toits ne rencontrent pas d’opposition en raison de leur grande dispersion, autant la question peut se poser pour les centrales solaires au sol. Ainsi, dans le cadre du Grenelle de l’Environnement qui prévoit, pour 2020, 5400MWc installés, la moitié de cet objectif soit 2700 MWc concerne le photovoltaïque au sol. Pour autant, ce chiffre qui pourrait paraître élevé ne représente qu’une surface de terrains occupés de l’ordre de 11 000 ha soit, à l’échelle de la France ; 0,45% de la surface agricole non cultivée ou moins de 0,004% de la surface agricole utile*.
Ces chiffres, très modestes, sont encore à diminuer si l’on sait que les modules photovoltaïques n’occupent que 30% des terrains. La concurrence d’usage des sols est donc plus que marginale en la matière et, pour limiter l’utilisation de terres agricoles, des solutions existent comme l’emploi de terrains pollués, de friches industrielles ou agricoles, d’abords d’infrastructures de transport,… bien que les parcs solaires soient en général compatibles avec l’élevage extensif ovin ou caprin ou d’autres activités agricoles comme l’apiculture.
Au niveau du sol lui-même, l’impact sur l’environnement est des plus limités : possible érosion du sol au bas des champs de modules en raison de l’écoulement de l’eau et possibles modifications des biotopes au niveau de la couverture végétale, qui peut être positive en termes de bio-diversité (ombrages).
En définitif, le principal risque sur l’écosystème local concerne le déplacement de la faune sauvage dès lors que l’ensemble du terrain concerné est clôturé, notamment pour des raisons de sécurité. Cet inconvénient peut-être limité par des solutions simples comme des corridors écologiques.
Si l’on ajoute à toutes ces remarques, le peu de hauteur des parcs solaires, l’absence de bruit, l’entretien limité et le rapport matériel et construction d’installations (donc émission de CO2) et production d’énergie obtenue tout au long de l’utilisation du parc très favorable, le solaire apparaît véritablement comme une énergie renouvelable efficiente et durable.
*cf. Guide de la fédération des entreprises publiques locales concernant les EPL et le photovoltaïque.



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